Questions fréquentes

MESSIEURS NADAL ET TUTIAU
GARANTS DE LA CONCERTATION RELATIVE
AU PROJET « STUDIOS OCCITANIE MEDITERRANEE »


Messieurs,

Je fais suite à votre signalement de quelques questions concernant ma collectivité, posées par le public dans le cadre de la concertation dont vous êtes garants.

Ces questions peuvent être regroupées en trois thèmes : le fonctionnement du domaine départemental de Bayssan dans sa configuration actuelle, les projets portés par le Département sur ce domaine, les éventuelles interférences avec le projet « Studios Occitanie Méditerranée ».

En ce qui concerne le fonctionnement actuel du site, ce dernier est essentiellement le lieu d’une activité culturelle, qui existe de longue date, portée à ce jour par l’établissement public Hérault Culture à travers la « Scène de Bayssan ». Il accueille également une antenne des services culturels du Département.

Ce site a fait l’objet de divers aménagements depuis 2017 qui ont consisté en :

  • une mise en sécurité des usagers du domaine en déviant la circulation pour qu’elle n’interfère plus avec les circulations piétonnes entre les parkings et les lieux de spectacle ;
  • la création d’une aire de jeux pour les enfants et d’un parcours sportifs ;
  • la construction d’un théâtre, en remplacement du chapiteau existant, et d’un amphithéâtre ;
  • une augmentation de l’offre de stationnement en adéquation avec les nouvelles activités.

Ces travaux ont fait l’objet de l’ensemble des procédures requises au titre des autorisations d’urbanisme ou du code de l’environnement (déclaration loi sur l’eau, avis de l’autorité environnementale).

En ce qui concerne le projet des jardins de Méditerranée, ce dernier s’étend sur une surface totale de 29 ha dont moins de 5 ha sont concernés par des aménagements nécessitant l’obtention d’un permis d’aménager. Les 24 ha restants sont destinés, soit à rester à l’état naturel, soit à des cultures ou jardins.

Le site accueillera à terme, en complément des jardins, un aquarium et un dôme immersif dont la conception est à l’étude.

L’emprise concernée a fait l’objet d’une étude environnementale et d’une expertise faune-flore sur quatre saisons afin d’assurer la meilleure prise en compte des espèces protégées. Le Département a intégré toutes les préconisations qui en découlent dans les dossiers de conception du projet, le souci de valoriser la biodiversité du site étant partie intégrante du projet de jardins. Un bureau d’études naturaliste suivra les travaux.

Une procédure de déclaration de loi sur l’eau a été instruite. La collecte des eaux pluviales et leur rétention dans des bassins avant rejet dans le milieu naturel sont prévus selon les normes requises.

Par ailleurs, la station d’épuration du domaine départemental a été profondément rénovée pour répondre à l’ensemble des besoins du site dans sa future configuration.

Au final, ce sont 25 ha de zone à urbanisation ultérieure (0AU) qui retrouveront le statut de zone naturelle (N).

Au-delà des multiples actions de communication qui ont été conduites jusqu’à présent, le public aura prochainement l’occasion de s’exprimer sur ce projet à l’occasion de la révision du PLU de la commune de Béziers qui en intègre les diverses composantes.

Enfin, la proximité de deux projets, celui des « Studios Occitanie Méditerranée » et celui des jardins de Méditerranée, soulève la question de leur éventuelle interférence.

Je rappelle tout d’abord que les projets n’ont aucun équipement en commun. Leurs accès sont disjoints, les flux de véhicules également et les installations du domaine départemental (parkings notamment) ne seront pas ouvertes aux studios. Il n’y a en outre ni domanialité commune, ni objectif commun.

Leur dynamique ainsi que leur ampleur ne sont pas de même nature avec une phase très en amont pour les studios à travers la concertation en cours et une phase très avancée pour les jardins dont les premiers travaux sont imminents.

Par contre, le projet « Studios Occitanie Méditerranée » arrivant postérieurement à celui des jardins, il a l’obligation réglementaire d’examiner les effets cumulés de ses propres impacts avec ceux du projet départemental.

Pour terminer, je précise que, au-delà des actions d’information du public qu’il peut conduire, le Département répond bien volontiers aux questions qui le concernent. C’est pourquoi, j’invite toute personne souhaitant des précisions sur les projets départementaux à se manifester directement auprès de moi, la réponse n’en sera que plus rapide.


Je vous prie de bien vouloir agréer, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.


Le Président du Conseil départemental,


Kléber MESQUIDA

Télécharger le courrier

Il s’agit d’un parc dimensionné pour fonctionner à l’année et avec une capacité en pointe entre 1,8 millions et 2 millions de visiteurs. Il faut relativiser ces chiffres au regard de certains autres pôles à proximité qui accueillent du public :

  • La cité de Carcassonne pratiquement 2 millions de visiteurs par an,
  • Le Polygone à Béziers, plus de 4 millions de visiteurs par an,
  • Le village de Noel à Port Barcares, plus d’un million de visiteurs sur un mois et demi.

Le site sera conçu afin d’accueillir ce public dans conditions de confort et de sécurité optimales. La période de pointe sera la période estivale suivie de la période des fêtes de fin d’année. Le creux d’activité étant le mois de janvier.

Le site offrira des lieux de divertissement associés aux industries médiatiques par un certain nombre d’expériences immersives essentiellement développés dans des univers intérieurs, limitant ainsi les besoins d’espaces.

Les bâtiments les plus hauts, sous réserve que les contraintes du site le permettent, seront disposés au cœur de la parcelle et dans les secteurs longeant l’autoroute A9, le fuseau LGV, la carrière. Les bâtiments ayant une hauteur maximale seront ceux dédiés aux tournages, les plateaux et les bâtiments dédiés à certaines activités thématiques. Leur configuration finale est en cours de définition au regard des contraintes industrielles imposées par les futurs utilisateurs et les technologies qui seront déployées.
L’ensemble des extérieurs sera boisé et paysagé afin de limiter l’impact visuel depuis les zones résidentielles situées plus au nord.

Les parcs auxquels il est parfois fait référence, sont de capacité à accueillir des publics beaucoup plus importants sur des modèles de développement qui leur sont propres. Nos modèles ne sont pas identiques.

La notion de développement durable doit avoir un sens, et faire du développement durable uniquement pour avoir un label n’est pas satisfaisant pour nous. Une démarche approfondie doit être initiée afin de projeter le site à moyenne et longue échéance.

La question du développement durable doit être globalisée (eau, réseaux, déchets, préservations de l’environnement, mise en valeur de l’environnement, circuits courts, intégration du projet dans un schéma généralisé de territoire…) afin de proposer des solutions adéquates (énergies renouvelables, mobilité douce, végétalisation, réutilisation des déchets organiques, réutilisation des eaux usées, optimisation de l’utilisation de la ressource en eau… ).

C’est pourquoi dès la phase de conception nous souhaitons nous associer avec des spécialistes dans de nombreuses disciplines du développement durable afin d’apporter les solutions optimales au regard des usages et du territoire. L’usage et la technique participeront à la définition du projet. Les solutions novatrices mises en place seront présentées au fur et à mesure de leur avancement.

Les consultations de ces spécialistes sont en cours.
Un état des lieux est en cours :

  • Au niveau environnemental avec les contraintes et spécificités du site qui seront à prendre en cours dans la conception finale (espaces boisés, espèces etc …). Les études 4 saisons sont en cours, tout comme les analyses air et bruit. Ces éléments seront intégrés à l’étude d’impact qui prendra en compte cet état initial. Nous prendrons attache avec les services de l’Etat et les différentes associations afin de tirer de manière objective les enseignements liés à ces études.
  • Au niveau agricole, quelles cultures présentes sur le site ? Afin de participer au soutien agricole local quels dispositifs mettre en place pour favoriser les filières de distribution courtes.
  • Au niveau des capacités en eau et d’assainissement, les capacités actuelles étant suffisantes pour l’accueil du projet.
  • Au niveau énergétique
  • Au niveau de la mobilité (route, air, train).

La concertation préalable permet de compléter cet état des lieux par les contributions des publics.

Durant la phase travaux nous allons privilégier la consultation des entreprises locales. Nous travaillerons bien en amont avec les organismes concernés (établissements consulaires, institutionnels etc …) afin de faire le point sur les ressources du territoire et d’identifier les secteurs qui pourraient nécessiter la mise en place de formations appropriées afin de palier à certaines déficiences en matière de main d’œuvre.

Durant la phase exploitation, un cercle vertueux se mettra en place, les emplois directs crées sur le site (sociétés d’exploitation des parties publiques et professionnelles), créeront des emplois indirects et des emplois induits. Ces emplois seront en majorité non délocalisables et seront pérennes.

Beaucoup de métiers seront nécessaires en direct pour l’exploitation du site (bâtiment, création, mode, horticulture, agriculture, mécanique etc …) certains seront représentés en direct sur les sociétés d’exploitation, pour d’autres il pourra directement être fait appel a des entreprises du territoire.

La volonté est d’installer des circuits courts. Nous travaillons déjà avec des entreprises implantées dans le territoire sur la phase conception.

Des partenariats spécifiques pourront être mis en place afin de favoriser par exemple la consommation de produits locaux, la mise en avant des savoir faire du territoire etc …

Sur les parties professionnelles, les formations iront de l’alternance aux formations universitaires. Une grande variété de métiers est représentée sur un site comme celui que nous projetons de développer. Il sera mis en place des dispositifs d’information spécifiques aux formations qui seront proposées. Ces dispositifs ne pourront être mis en place qu’une fois le projet définitivement validé.

Le public accédera aux parties qui lui seront dédiées directement par la sortie 36 et le rond-point à proximité par la création d’une voie parallèle à l’autoroute et connectant directement les emprises foncières concernées. Cela est, à ce jour, le seul point d’entrée pour le public sur les parties de divertissement. Nous travaillons étroitement avec les services du Département sur la question des accès.
Il s’agit d’un projet à 100% privé et la maîtrise d’ouvrage n’a reçu aucune subvention provenant de fonds publics que cela soit de l’Etat, des collectivités ou autre organisme institutionnel.

Studios Occitanie Méditerranée n’est pas maître d’ouvrage de la future LGV. Un tracé à été sanctuarisé par les services de l’Etat fin 2018. Ce tracé occupe une vingtaine d’hectares des emprises du projet Studio Occitanie Méditerranée.

Nous n’avons pas aujourd’hui de calendrier précis sur la réalisation de cette ligne.

Nous n’avons pas aujourd’hui d’information sur la réalisation d’une possible gare à proximité. Un échange sera demandé aux services de l’Etat afin de faire un point complet sur ce dossier et sur les emprises foncières qui seront dédiées à la voie LGV.

Les projets du Conseil départemental de l’Hérault et de Studios Occitanie Méditerranée sont deux projets totalement distincts. L’un est une maîtrise d’ouvrage publique, l’autre une maîtrise d’ouvrage privée.

De ce fait, il ne nous est pas possible de parler des projets du Conseil Départemental. Il revient au public de poser directement ses questions au département.